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Optimisation énergétique des bâtiments : réduire les consommations sans investir inutilement

  • Photo du rédacteur: KLYMA ENGINEERING
    KLYMA ENGINEERING
  • 14 juil.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 août

La réduction des consommations énergétiques d’un bâtiment ne passe pas systématiquement par le remplacement des équipements ou par des travaux lourds.

Dans de nombreux bâtiments, une partie des économies peut être obtenue en améliorant le fonctionnement des installations existantes : réglages, programmation, régulation, pilotage, maintenance et adaptation aux usages réels.

Avant d’investir, il est donc essentiel de répondre à une question : les installations existantes fonctionnent-elles réellement comme prévu et au bon moment ?


1 — Comprendre où et quand le bâtiment consomme

L’analyse commence par les consommations énergétiques : électricité, gaz, réseaux de chaleur ou autres énergies utilisées par le bâtiment.

L’objectif n’est pas seulement d’observer une consommation annuelle, mais d’étudier son évolution dans le temps et de la confronter aux usages réels du site.

Cette analyse peut mettre en évidence :

  • des consommations importantes hors période d’occupation ;

  • des dérives saisonnières ;

  • des consommations de base anormalement élevées ;

  • des écarts entre bâtiments comparables ;

  • des évolutions inexpliquées d’une année à l’autre.

Ces premiers constats permettent d’orienter les investigations techniques.


2 — Confronter les données au fonctionnement réel des installations

Une consommation anormale ne permet pas, à elle seule, d’en déterminer la cause.

L’analyse énergétique doit donc être complétée par l’examen des installations et de leur fonctionnement : chauffage, climatisation, ventilation, production d’ECS, réseaux hydrauliques, régulation et GTB.

Les horaires de fonctionnement, températures de consigne, lois d’eau, débits, séquences de régulation et conditions d’occupation doivent notamment être confrontés aux besoins réels du bâtiment.

L’objectif est de détecter les situations dans lesquelles les équipements consomment correctement sur le plan technique, mais inutilement du point de vue de l’usage.


3 — Commencer par les actions à faible investissement

Avant d’envisager le remplacement d’une installation, certaines optimisations peuvent être mises en œuvre avec un investissement limité.

Selon les bâtiments, il peut notamment s’agir :

  • d’adapter les programmations horaires ;

  • de corriger les températures de consigne ;

  • d’optimiser les lois de régulation ;

  • d’améliorer l’équilibrage des réseaux ;

  • de supprimer les fonctionnements simultanés inutiles ;

  • d’adapter les débits de ventilation à l’occupation ;

  • de corriger certaines dérives de GTB ;

  • d’améliorer le suivi des consommations.

Ces actions doivent néanmoins être mesurées et suivies afin de vérifier les économies réellement obtenues.


4 — Exploiter réellement la GTB

Une GTB ne génère pas automatiquement des économies d’énergie.

Sa performance dépend de la qualité des données remontées, des équipements pilotés, des scénarios de fonctionnement et surtout de l’utilisation qui en est faite.

Une GTB correctement exploitée permet notamment de suivre les températures, horaires, consommations, alarmes et états de fonctionnement des équipements.

Elle devient alors un outil permettant d’identifier plus rapidement les dérives et d’améliorer progressivement les réglages.

L’enjeu n’est donc pas seulement d’installer une GTB, mais de l’utiliser comme un véritable outil de pilotage énergétique.


5 — Intégrer l’exploitation et la maintenance dans la stratégie énergétique

Les contrats d’exploitation et de maintenance jouent un rôle direct dans la performance réelle du patrimoine.

Le suivi doit permettre de vérifier non seulement la réalisation des prestations contractuelles, mais également le fonctionnement énergétique des installations.

Cela peut notamment passer par :

le suivi des consommations • l’analyse des dérives • le contrôle des réglages • le suivi des interventions • l’analyse des devis • la vérification des engagements contractuels • le pilotage des plans d’amélioration

L’exploitant devient ainsi un acteur de la performance énergétique, et pas uniquement un intervenant chargé de maintenir les équipements en fonctionnement.


6 — Investir lorsque l’optimisation atteint ses limites

L’optimisation de l’existant ne permet évidemment pas de tout résoudre.

Lorsque les équipements sont vieillissants, inadaptés ou structurellement peu performants, des investissements deviennent nécessaires.

L’expérience acquise pendant la phase d’optimisation permet alors de mieux dimensionner les futurs travaux.

Le maître d’ouvrage peut distinguer :

ce qui relève du réglage → ce qui relève de la maintenance → ce qui nécessite réellement un investissement.

Cette distinction évite de remplacer prématurément des équipements encore exploitables et permet de concentrer les investissements sur les actions présentant le meilleur intérêt technique et économique.


7 — Mesurer les économies réellement obtenues

Une économie théorique calculée lors d’une étude ne constitue pas encore une économie réelle.

Après chaque action significative, les consommations doivent être suivies et comparées à une situation de référence, en tenant compte lorsque nécessaire des conditions climatiques et des évolutions d’usage.

Cette démarche permet de vérifier les résultats, de détecter de nouvelles dérives et d’engager progressivement d’autres actions.

L’optimisation énergétique devient alors un processus continu d’amélioration de la performance.


De l’exploitation à la performance énergétique

Un bâtiment performant n’est pas uniquement un bâtiment équipé de technologies performantes.

C’est un bâtiment dont les installations sont correctement dimensionnées, réglées, exploitées et adaptées aux usages réels.

L’optimisation énergétique permet ainsi de rechercher les économies accessibles avant d’engager des investissements plus importants, puis d’utiliser les données d’exploitation pour mieux orienter les futurs travaux.


L’approche KLYMA ENGINEERING

KLYMA ENGINEERING accompagne les maîtres d’ouvrage et gestionnaires de patrimoine dans l’analyse des consommations, le suivi des installations et l’identification des leviers d’amélioration de la performance.

L’approche associe analyse énergétique, expertise CVC, connaissance de l’exploitation et vision technico-économique afin de distinguer les optimisations immédiates des investissements réellement nécessaires.


Vous souhaitez améliorer la performance de vos installations ?

Identifions les dérives, les optimisations possibles et les investissements à prioriser pour réduire durablement les consommations de votre patrimoine.

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